John Williams: le meilleur compositeur du cinéma
Est-ce que John Williams est le plus grand compositeur de musique de film de tous les temps? Etienne et Baptiste rendent hommage à cet homme dont les mélodies ont marqué plusieurs générations de cinéphiles. De Star Wars à Harry Potter, en passant par Indiana Jones et Jurassic Park, on explore l’œuvre colossale de celui qu’on appelle affectueusement “Jean-Guillaume”.
Un palmarès hors du commun
John Williams détient des records qui donnent le vertige: plus de 54 nominations aux Oscars, 71 nominations aux Grammy Awards dont 26 victoires, et il est la seule personne de l’histoire à avoir été nominée durant sept décennies consécutives. Son nom complet? John Tanner Williams. Son Oscar? Il en a remporté 5, notamment pour Jaws, Star Wars, E.T., et Schindler’s List, mais pas pour Harry Potter, ce qui reste l’une des grandes surprises de sa carrière.
La musique qui fait les grands films
Etienne et Baptiste débattent d’une question fascinante: est-ce que Williams a contribué au succès des grandes franchises, ou l’inverse? Leur conclusion penche clairement du côté de Williams. La musique n’est pas qu’un accompagnement, c’est un amplificateur d’émotions capable de faire ressentir quelque chose par elle-même, sans même les images. Un thème réussi, comme les deux notes de Jaws ou l’ouverture de Harry Potter, devient instantanément reconnaissable et ancré dans la culture populaire. À l’opposé, ils soulèvent la faiblesse des trames sonores du Marvel Cinematic Universe, où aucun thème n’est véritablement mémorable.
Un concert hommage inoubliable
Les deux animateurs ont assisté à un concert de l’Orchestre Film Harmonique au Grand Théâtre de Québec, et c’est en partie ce qui a inspiré cet épisode. Le programme balayait toute la carrière de Williams: E.T., Saving Private Ryan, Superman, Schindler’s List, Indiana Jones, Star Wars et Harry Potter, entre autres. La soirée était divisée en deux parties, avec une chorale de l’Université Laval qui a conclu le tout avec “Duel of the Fates” de La Menace Fantôme, un moment de frissons collectifs. Ils recommandent chaudement ce type d’expérience à tous les amateurs de musique de film.
La signature sonore de Williams
Ce qui distingue Williams des autres, c’est une palette orchestrale immédiatement reconnaissable: les cordes, les cuivres, les chœurs et des percussions délicates comme le célesta ou le glockenspiel, qu’il a notamment mis de l’avant dans Harry Potter. En comparaison, Hans Zimmer est l’autre grand compositeur contemporain cité, connu pour ses œuvres pour Christopher Nolan (Dune, Interstellar, Inception). Les deux animateurs notent que Williams a su adapter ses ingrédients habituels à chaque univers sans jamais se répéter vraiment.
Le top 3 des trames sonores préférées
Etienne et Baptiste dévoilent chacun leur classement personnel. Du côté d’Etienne: Catch Me If You Can (plus jazzy et espion que ses œuvres habituelles), Indiana Jones et la Dernière Croisade (pour le sentiment d’aventure pure), et Star Wars: A New Hope, particulièrement le thème du Binary Sunset. Du côté de Baptiste: Indiana Jones en numéro 3, Harry Potter à l’École des Sorciers en numéro 2, et Empire Strikes Back en numéro 1, avec une mention spéciale pour la bataille de Hoth et, bien sûr, la Marche Impériale. Les deux s’entendent aussi pour saluer le génie de Duel of the Fates et de la Liste de Schindler.
Les découvertes du mois
Silksong continue d’enthousiasmer Etienne, qui en est à 36 heures de jeu et le considère parmi les meilleurs de l’année. À l’approche des Game Awards, ils font leurs pronostics: Expédition 33 semble favori, mais Split Fiction, Silksong et Clair-Obscur méritent aussi des prix. Ils comparent d’ailleurs les Game Awards aux Oscars, où les campagnes de relations publiques jouent souvent un rôle déterminant.
Baptiste a enfin commencé Breaking Bad, une série qu’il n’avait jamais vue malgré sa réputation légendaire. Il n’en est qu’au premier épisode, mais il compte faire des mises à jour dans les prochains épisodes.
Etienne a joué à Deathloop sur PlayStation 5, un jeu de tir à la première personne avec une mécanique de boucle temporelle rappelant le Jour de la Marmotte. Il avoue que le déclic prend du temps à venir, mais qu’une fois compris, le jeu devient excellent et très satisfaisant à maîtriser.
Baptiste a découvert The Mist (2007), adapté de Stephen King, et confirme que la fin est parmi les plus mémorables du cinéma, au point que Stephen King lui-même aurait déclaré que c’est la fin qu’il aurait dû écrire dans le roman.
Etienne a regardé A Man on the Inside sur Netflix, une série de Michael Schur (The Good Place, Parks and Recreation) avec Ted Danson. Plus sentimentale que comique, elle traite de la vieillesse et du deuil avec légèreté et beaucoup de tendresse.
Baptiste a vu Fumer fait tousser de Quentin Dupieux, film d’absurde français dans la lignée de Yannick. Un humour décalé et volontairement dérangeant qui ne plaira pas à tous, mais qui fait rire aux éclats pour ceux qui accrochent au style.
Etienne a aussi fait des rattrapages: Dead Poets Society et Good Will Hunting avec Robin Williams, le film romantique About Time avec Domhnall Gleeson et Rachel McAdams, ainsi que le classique des années 80 Planes, Trains and Automobiles avec Steve Martin et John Candy.