Le gaming des années 90
Baptiste et Etienne plongent dans leurs souvenirs de gaming des années 90, des jeux MS-DOS aux classiques de la Super Nintendo et de la Nintendo 64. Un épisode nostalgique qui revisite une décennie charnière pour toute une génération de joueurs québécois et français.
Un quiz sur le rétro gaming
Pour lancer l’épisode, Etienne soumet Baptiste à un quiz sur des faits méconnus de l’histoire du jeu vidéo des années 90. On y apprend notamment que la voix d’intro emblématique de Sega occupait à elle seule plus de 8 % de l’espace mémoire de la cartouche de Sonic 1, et que Nintendo a failli lancer une console en partenariat avec Sony autour d’un format CD appelé le Superdisc, un projet qui a finalement mené Sony à développer la PlayStation en solo. On y discute aussi d’un camion caché dans Pokémon Bleu et d’une rumeur longtemps répandue dans les cours d’école, de la présentation chaotique de StarCraft au E3 de 1996, et des slogans publicitaires que Sega utilisait pour se moquer de Nintendo.
Les jeux MS-DOS et Windows 95/98
Baptiste retrace ses premières expériences avec les jeux PC, notamment en regardant son père jouer à The Secret of Monkey Island sur MS-DOS, un jeu de type point and click de LucasArts qui l’a fasciné bien avant qu’il soit en âge de jouer lui-même. Il évoque aussi des jeux DOS plus obscurs comme Castle of the Winds (un roguelike à l’esthétique très brute), Tanks (précurseur de Worms), Gorilla et Stunts, un jeu de course où l’on pouvait construire ses propres circuits avec des loopings. Il enchaîne avec les jeux Windows, dont Caesar 3, un jeu de gestion de cité romaine où l’on bâtit des infrastructures, on approvisionne ses marchés et on repousse des envahisseurs. Il y a récemment rejoué grâce à Good Old Games et a retrouvé un plaisir intact. Il mentionne également Warcraft II et Diablo I comme des incontournables, et Rayman ainsi que Torrin’s Passage pour les amateurs de jeux d’aventure et de point and click.
Les classiques Super Nintendo
Etienne revient sur les grands titres de la SNES qui ont marqué sa jeunesse: Zelda: A Link to the Past, longtemps son jeu préféré de tous les temps, Super Mario World, et Donkey Kong Country, qu’il a récemment rejoué en multijoueur avec un cousin via la Nintendo Switch 2. Il souligne à quel point ce dernier est resté difficile et visuellement réussi, avec une musique mémorable. La discussion dérive vers les différences visuelles entre la SNES japonaise et nord-américaine, notamment les boutons de couleur et leur forme convexe ou concave selon les marchés.
La Nintendo 64 et le multijoueur local
La N64 est présentée comme la console qui a porté le multijoueur local à son apogée. Etienne et Baptiste parlent de GoldenEye, de Mario Kart 64, de Star Fox 64 et de Super Smash Bros, dont la boîte peu attrayante avait failli décourager Etienne de le louer. Ils évoquent aussi Pokémon Stadium, qui permettait de connecter sa Game Boy pour voir ses Pokémon prendre vie en 3D sur la télévision. C’était, pour beaucoup d’enfants de l’époque, la première fois qu’ils voyaient leurs personnages autrement qu’en pixels noir et blanc.
Les jeux de sport et le multijoueur en ligne
Les jeux de sport des années 90, comme NHL 95, Ken Griffey Jr. et NBA Jam, ont joué un rôle central dans l’essor du multijoueur. Etienne souligne que NHL 95 permettait déjà de créer son propre joueur, une fonctionnalité particulièrement marquante pour l’époque. Il raconte aussi ses premières expériences de multijoueur en ligne via le dial-up avec X-Wing vs. Tie Fighter, un jeu de combat spatial de LucasArts où s’organiser pour jouer représentait déjà toute une aventure.
La Game Boy
Baptiste consacre un segment à la Game Boy, sa seule console pendant longtemps. Il parle de Lucky Luke, de Pokémon Bleu qu’il jouait caché sous sa couverture le soir, et de Double Dragon, un beat’em up exigeant dont la difficulté l’avait forcé à demander l’aide d’un ami pour en voir la fin.
Opinion controversée: la nostalgie a ses limites
Baptiste et Etienne partagent chacun une opinion qui va à contre-courant. Baptiste avance que, malgré toute la nostalgie, les jeux des années 90 ne sont objectivement pas les meilleurs de tous les temps, et qu’il préférerait rejouer à The Witcher 3 ou Mass Effect aujourd’hui. Etienne, de son côté, confesse qu’il n’a jamais réussi à accrocher à Sonic, trouvant ses contrôles frustrants et son level design incohérent avec la promesse de vitesse qu’il affiche.
Les découvertes du mois
Etienne annonce que le film Legend of Zelda est en tournage en Nouvelle-Zélande. Un passant a filmé le plateau à l’insu de l’équipe et posté la vidéo en ligne, ce qui a poussé Nintendo à diffuser des photos officielles. On apprend notamment qu’un rôle important sera tenu par l’actrice connue pour son rôle dans la série Severance.
Baptiste et Etienne reviennent sur les Game Awards, enregistrés avant la cérémonie. Ils anticipent une soirée dominée par Clair Obscur: Expedition 33, un jeu d’un studio indépendant français nominé dans un nombre record de catégories. Ils en profitent pour déplorer l’état général de l’industrie du divertissement, où les gros budgets ne garantissent plus la qualité, contrairement à des projets plus modestes et mieux écrits.
Baptiste recommande La Petite et le Vieux, un film québécois tourné à Québec avec Guilde Roy, qui raconte l’amitié inattendue entre une jeune fille et un vieil homme bougon. Un récit touchant ancré dans des quartiers que Baptiste reconnaît au passage.
Etienne recommande Platonic, une série Apple TV avec Rose Byrne et Seth Rogen, qui retrouvent deux anciens meilleurs amis après des années de séparation. C’est léger, drôle et sans prétention, avec une deuxième saison déjà disponible.
Etienne recommande également Last Samurai Standing, une série qui croise l’univers de Squid Game et de Hunger Games, mettant en scène des guerriers traditionnels dans une compétition mortelle pour atteindre Tokyo. L’acting est inégal, mais les combats sont impressionnants et les six épisodes de la première saison se regardent facilement.
Etienne termine avec Dispatch, un jeu vidéo au style visuel de dessin animé où l’on joue un super héros ruiné qui devient le dispatcher d’une équipe de héros mercenaires. On y prend des décisions tactiques en envoyant les bons personnages aux bons endroits, le tout enveloppé d’une histoire narrative soignée et d’un humour bien dosé. Etienne le recommande chaudement.