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Les jeux vidéo multijoueur local

Les jeux vidéo multijoueur local

Baptiste et Etienne revisitent leurs meilleurs souvenirs de jeux vidéo multijoueur local, ces parties mémorables jouées sur le même divan, dans la même pièce, manette en main. De la GameCube aux LAN parties, en passant par les soirées Smash jusqu’à 4h du matin, cet épisode est une célébration du gaming local sous toutes ses formes.

Super Smash Bros. Melee et Brawl

Super Smash Bros. est sans doute le symbole ultime du multijoueur local. Ce qui le distingue des autres jeux de combat, c’est son accessibilité : même sans console à la maison pour s’entraîner, un débutant peut s’amuser et surprendre. Baptiste se souvient de soirées entières chez un ami qui avait la GameCube avec les quatre manettes, jouant jusqu’aux petites heures du matin. Le système de combat, où il faut expulser l’adversaire de la scène plutôt que vider une barre de vie, reste une idée brillante. La map Temple, les items activés, les personnages iconiques comme Captain Falcon ou Little Mac : tout contribue à créer des moments inoubliables entre amis. Baptiste et Etienne ont d’ailleurs croisé le fer plusieurs fois au bureau, sur Brawl puis sur la version Wii U. Mention spéciale à Masahiro Sakurai, créateur du jeu, qui a réussi l’exploit de convaincre Nintendo et même la Pokémon Company de laisser leurs personnages emblématiques se battre ensemble, inventant ainsi un des plus grands crossovers de l’histoire du jeu vidéo.

Mario Kart

Mario Kart est présenté comme le jeu multijoueur local par excellence : simple à comprendre, fun immédiatement, et capable de réunir n’importe qui autour d’une manette, même quelqu’un qui ne joue jamais aux jeux vidéo. Le père de Baptiste, qui ne jouait pratiquement jamais, adorait y jouer avec lui. Le mode battle avec les ballons a également généré son lot de souvenirs mémorables. Ce n’est pas un hasard si Mario Kart est le jeu le plus vendu sur Switch avec plus de 64 millions de copies. La carapace bleue reste, encore aujourd’hui, l’ennemi numéro un des amitiés.

Age of Empires II

Baptiste a passé une bonne partie de sa jeunesse sur Age of Empires II, l’un des grands classiques du jeu de stratégie en temps réel. Sa civilisation préférée : les Sarrasins avec les Mamelouks. Sa carte de prédilection : la Forêt Noire, où il utilisait des Mangonneaux pour abattre les arbres et attaquer l’ennemi par derrière. Sa tactique signature : envoyer discrètement quelques soldats dans le camp adverse dès le début de la partie pour perturber son économie au moment opportun. Les parties se jouaient à huit, en réseau local grâce à un hub partagé, avec parfois même le père de Baptiste dans la partie.

GoldenEye 007 et Perfect Dark

GoldenEye 007 sur Nintendo 64 est une référence incontournable du shooter multijoueur local. Etienne raconte son histoire fascinante : le mode multijoueur a été développé secrètement, à seulement quatre mois de la sortie, par une partie de l’équipe qui craignait que Nintendo ou les managers chez Rare n’annulent le projet si ça se savait. Le jeu n’avait au départ été conçu que pour le solo. Perfect Dark, développé par la même équipe avec le même moteur, mérite d’être cité dans le même souffle. Sa particularité : les statistiques de parties étaient sauvegardées directement sur la manette, via une carte mémoire. GoldenEye a connu un démarrage lent mais a vendu davantage de copies pendant les fêtes de 1999 que lors des deux années précédentes combinées, porté uniquement par le bouche à oreille autour de ses parties multijoueur.

Counter-Strike Source

Baptiste a découvert Counter-Strike Source au lycée, dans un cours d’informatique où le professeur laissait les élèves jouer librement une fois leur travail terminé. Le mode Déminage était son préféré, avec comme armes de choix le M4 et le Desert Eagle. Une période de grève étudiante lui a d’ailleurs valu d’y passer une soixantaine d’heures en une semaine, au détriment de ses examens.


Les découvertes du mois

Le Brutaliste est le film qu’Etienne est allé voir au cinéma. Avec une durée de trois heures trente-cinq, plus un entracte, c’est une expérience en soi. Le film raconte l’histoire d’un architecte hongrois immigrant aux États-Unis. Etienne prédit sans hésitation un Oscar du meilleur acteur pour Adrien Brody, et mentionne la controverse autour de l’utilisation de l’intelligence artificielle pour corriger quelques syllabes de hongrois dans le film.

Les Sacrifiés de l’IA est un documentaire français disponible sur France Télévisions (avec VPN) qui explore le monde des data workers, ces 150 à 415 millions de personnes, souvent des prisonniers, des réfugiés ou des travailleurs du tiers-monde, qui alimentent les intelligences artificielles pour des salaires de misère. Le documentaire introduit aussi le paradoxe de Jevons, ou effet de rebond : plus une ressource devient efficace à consommer, plus sa demande augmente, ce qui explique en partie pourquoi l’IA consomme toujours plus de données malgré les optimisations.

Severance saison 2, Silo saison 2 et Shrinking sont les trois séries en cours de visionnement pour Baptiste et Etienne. Severance, en particulier, est décrit comme une série qui non seulement tient ses promesses de la saison 1, mais les dépasse, avec l’arrivée de nouveaux personnages dont Gwendolyn Christie. Silo saison 2 est solide malgré quelques incohérences avec la saison 1. Shrinking, avec Jason Segel et Harrison Ford, est apprécié pour son humour dans un contexte émotionnellement lourd.

La version qui n’intéresse personne, roman d’Emmanuelle Pierrot, a tellement captivé Baptiste qu’il l’a lu en deux jours. Cette semi-fiction plonge dans la vie d’une communauté punk au Yukon entre 2012 et 2020, et explore avec un style direct et sans détour comment des groupes qui veulent se construire en marge du système peuvent reproduire inconsciemment les mêmes dynamiques de misogynie et d’exclusion qu’ils cherchaient à fuir.

Ghost of Tsushima est le jeu PlayStation qu’Etienne a complété dans sa chronique “gars de Nintendo découvre la PlayStation”. Visuellement magistral, le jeu propose un Japon féodal d’une immersion rare, avec un système de combat basé sur différentes postures à adapter selon les ennemis. Etienne a lu en parallèle le livre Folk Tales of Japan pendant sa partie, ce qui a enrichi considérablement son expérience. Il a toutefois trouvé que la progression de la difficulté reposait trop sur la résistance des ennemis, et que la thématique narrative de l’honneur versus la survie était étirée sur toute la durée du jeu.

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