Théories surprenantes au cinéma
Baptiste et Etienne plongent dans les théories de fans les plus fascinantes du cinéma et de l’animation. De Star Wars à Pixar en passant par Inception et The Dark Knight, ces théories donnent un tout nouvel éclairage sur des œuvres qu’on croyait bien connaître.
Darth Jar Jar : le grand Sith caché de Star Wars
La théorie voulant que Jar Jar Binks soit en réalité un maître Sith dissimulé est l’une des plus populaires des prequels. Les arguments ne manquent pas : ses mouvements rappellent des arts martiaux comme le drunken boxing, il survit miraculeusement à des batailles contre des armées de droïdes, et c’est lui qui propose au Sénat de donner les pleins pouvoirs d’urgence au Chancelier Palpatine. Etienne soulève également que l’acteur Ahmed Best a déclaré avoir étudié de nombreux arts martiaux pour le rôle, et que l’humoriste québécois Michel Courtemanche aurait été approché par George Lucas pour jouer le rôle original du méchant. La théorie Darth Jar Jar était peut-être bien le plan original avant que le backlash du public ne force Lucas à changer de cap.
The Dark Knight : le Joker, vrai héros de Gotham?
Et si le vrai protagoniste de The Dark Knight de Christopher Nolan n’était pas Batman, mais le Joker? Baptiste défend cette idée avec des arguments solides : c’est le Joker qui fait tomber la mafia, qui met fin à l’escalade d’armement criminel, et qui pousse Batman à s’arrêter d’agir comme un vigilante. En comparaison, Batman est un milliardaire qui fait la loi à sa guise sans légitimité officielle. Comme le résume la célèbre réplique de Gordon : ce n’est pas le héros dont Gotham a besoin. Le Joker est certes chaotique, mais ses actions stabilisent Gotham de façon bien plus efficace que celles de Batman.
Inception : totems, bague et le code 528491
Baptiste s’attaque aux nombreuses théories cachées d’Inception. La plus connue : la toupie n’est pas le totem de Cobb, c’est celui de sa femme Mal. Son vrai totem serait sa bague de mariage, qu’il porte uniquement dans les rêves. Christopher Nolan aurait même confirmé que l’acteur Michael Caine ne jouait que dans des scènes de réalité, ce qui confirme que la scène finale se déroule bien dans le monde réel. Autre détail fascinant : les initiales des personnages principaux (Dom, Robert, Eames, Arthur, Mal, Saito, Peter, Ariadne, Yusuf) forment l’acronyme DREAMS PAY. Et le nombre 528491 est présent partout dans le film : numéros de chambres d’hôtel, piste musicale de Hans Zimmer, et même le code hexadécimal de la teinte bleue de l’affiche officielle du film.
The Truman Show : Truman savait depuis le début
La théorie la plus renversante sur The Truman Show : Truman n’est pas en train de découvrir qu’il est filmé. Il le sait depuis longtemps, et tout ce qu’il fait, c’est tester le système pour préparer son évasion. Sa phobie de l’eau? Feinte, pour éviter toute surveillance côté mer. Son jardinage dans la cour? Il creusait discrètement un tunnel de fuite. Ses réactions aux incohérences autour de lui? Calculées, pas naïves. Etienne pointe plusieurs moments subtils dans le jeu de Jim Carrey qui appuient cette lecture, notamment la scène où son meilleur ami lui dit qu’il ne trahirait jamais, et où le visage de Truman révèle qu’il sait pertinemment que c’est faux.
La théorie Pixar : un univers unique relié par les émotions
Baptiste explore la célèbre Pixar Theory, selon laquelle tous les films Pixar forment un seul et même univers. Quelques éléments frappants : les émotions humaines serviraient de carburant (pour animer les jouets dans Toy Story, pour alimenter les monstres dans Monsters Inc). Les portes de Monsters Inc permettraient aux monstres de voyager dans le passé pour drainer l’énergie émotionnelle d’enfants, à une époque où les humains étaient encore sur Terre. Et la révélation finale : la sorcière de Brave serait en réalité la petite Boo de Monsters Inc, revenue dans le passé par amour, ce qui crée une boucle temporelle infinie. La grande morale transversale de Pixar? Il faut se souvenir de ceux qu’on aime pour qu’ils continuent d’exister.
Wall-E : la pollution terrestre, un plan délibéré de BNL
Dans Wall-E, la mégacorporation BNL est responsable à la fois de la gestion des déchets sur Terre… et de leur accumulation. La théorie : BNL aurait volontairement laissé la Terre se dégrader pour forcer l’ensemble de l’humanité à monter à bord de ses vaisseaux-croisières et en devenir des clients captifs à vie. Preuve à l’appui : la gestion des ressources est parfaite sur les vaisseaux, mais catastrophique sur Terre, malgré le fait que c’est la même entreprise qui gère les deux. Sans oublier que le robot AUTO sabote activement le retour des humains sur Terre, ce qui coïncide parfaitement avec les intérêts de BNL.
Blair Witch : pas de sorcière, juste un meurtre prémédité
La théorie la plus troublante de l’épisode : dans The Blair Witch Project, il n’y aurait aucune sorcière. Seulement deux hommes ayant planifié d’assassiner la troisième membre du groupe, Heather. Les indices s’accumulent : les hommes ignorent systématiquement les indications de Heather, la carte disparaît et l’un d’eux avoue l’avoir jetée, les mouvements nocturnes ne les réveillent jamais, et le comportement final dans la maison abandonnée suit une chorégraphie trop précise pour être le fruit du hasard. Une relecture féministe et glaçante d’un film culte du found footage.
Les découvertes du mois
No Packers, No Life est un documentaire touchant et plein de chaleur sur un fan club japonais des Packers de Green Bay, découvert par hasard dans les rues de Shibuya par un ami du YouTubeur Craig Benzine. Disponible gratuitement sur Tubi, c’est 80 minutes de sourires garantis, même pour ceux qui ne suivent pas le football américain.
Dispatch est un jeu vidéo indépendant avec Aaron Paul au doublage, que Etienne a terminé et dont il a exploré plusieurs fins alternatives grâce à ses choix narratifs. Un titre nommé aux Game Awards dans la catégorie meilleur jeu indépendant.
Pluribus est une série Apple TV+ du créateur de Breaking Bad. Baptiste recommande de la découvrir sans rien savoir d’avance, particulièrement le premier épisode. Le ton change et ralentit par la suite, mais de façon intentionnelle, avec des résonances philosophiques subtiles et des ambiances proches de Severance ou d’un The Good Place plus sombre.
L’Armée des Douze Singes (12 Monkeys, 1995) est un revisionnage apprécié par Baptiste, qui met en lumière la performance méconnue de Brad Pitt dans le rôle d’un homme instable. Un classique du sci-fi des années 90 avec une trame temporelle solide et une bande sonore mémorable.
Star Wars Jedi : Survivor est le deuxième opus de la série Jedi. Etienne le trouve visuellement impressionnant et agréable à jouer, mais trouve le scénario moins engageant que celui de Fallen Order.
Factorio : Space Age est la nouvelle extension du jeu d’automatisation et d’optimisation Factorio. Baptiste y joue avec des amis et décrit l’ajout de nouvelles planètes aux conditions climatiques variées, dont certaines avec des tempêtes électriques et des mécaniques d’extraction sur des astéroïdes.